Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du juillet, 2015

Lire c’est bien. Lire Monsieur Ernesto, c’est to-p.

«  Lire, c’est bien ! » clame le site Bookalicious, et nous sommes tout prêts à le croire, surtout quand on voit ça :


Deux en un ! Car il est bien question et de Lunatique et du Cafard hérétique en un seul média : Bookalicious. Qu'il est bon d'être aimé !
Le Cafard hérétique : «  Une revue vivante, décalée, grinçante, rock, trash et beat. Mention spéciale parmi les nouvelles et poèmes du dernier numéro au beau monologue beat de Tom Klown. »
Monsieur Ernesto, de Saïd Mohamed : où l’on rencontre un drôle de type, un peu réac, un peu vieux-jeu, un peu pilier de bar. Cynique et poétique, éditions Lunatique.«  Longtemps il a réclamé le « monsieur » devant son pseudonyme.
Quand un voisin de bar le hélait d’un « Ernesto,viens boire un coup », il corrigeait : « Non, Ernesto ne veut pas boire un coup. Mais, monsieur Ernesto accepte volontiers qu’on l’invite à déguster un verre de grand cru,non mais ! Les bonnes manières ne sont pas faites que pour les bourgeois, le peuple y a droit aussi. …

« Et puis, l’arrivée des hommes dans les pantalons noirs qui moulent les fesses. On se demande toujours si ce sont des gentils ou des méchants. »

Fin juillet, début août, la période de l’année qui voit les gares plus que jamais se remplir de valises poussées tirées portées traînées... oubliées par les vacanciers.

« Il y a un bagage abandonné dans la gare.Ça, Jean-Marc n’aime pas. Il doit passer des annonces qui fichent la frousse à tout le monde, ensuite ça empire avec le périmètre de sécurité rouge et blanc : pas bon. Et puis, l’arrivée des hommes dans les pantalons noirs qui moulent les fesses. On se demande toujours si ce sont des gentils ou des méchants. Enfin, un grand boum qui fait trembler l’édifice entier. La pauvre valise n’est qu’un tas de miettes. Il va encore y avoir du retard. Le retard, Jean-Marc n’aime pas non plus. Il aime que ses 300 trains quotidiens arrivent et partent à l’heure, même si jamais personne ne le remerciera pour les embûches qu’il déjoue chaque jour afin que le miracle de la ponctualité se reproduise. Ce n’est pas grave, il se raconte des petites histoires de voyages qui se finissent toujours bien…

« Papa Papa, il est où Rip ? Maman Maman, pourquoi il est plus là le chien ? »

Pan !Papa Papa, il est où Rip ? Maman Maman, pourquoi il est plus là le chien ? Le petit Julien voudrait bien qu’on lui réponde. Le chien de la maison, l’animal avec lequel il joue, son ami qu’il câline et cajole et qui le réconforte en retour n’est plus là quand il rentre de l’école. Rip est un chien de chasse, un setter anglais. Papa est chasseur. Depuis toujours. Il a ça dans la peau. Tenir un fusil et tuer des oiseaux il adore. Mais y a pas qu’ça, il dit toujours, y a aussi les longues heures de marche dans la campagne, dans les champs, sur les collines, la nature, le plaisir d’être avec son chien. L’ouverture de la chasse est toujours l’un des grands moments de l’année pour Papa, et, du coup, tout le monde est concerné à la maison. Le sourire aux lèvres Papa ouvre sa gibecière et laisse rouler le butin sur la table en Formica de la cuisine, faisan, caille ou bécasse. C’est beau un faisan, avec son jabot rouge et ses longues plumes parfois conservées et piquées dans un vase. Repou…

La Vie aventureuse des livres

« Deuxième édition du concours de nouvelles lancé par La Vie des livres (Christophe Sueur) sur Radio Plus et déjà un recueil de sorti ! Bravo aux éditions lunatique de se lancer dans l'aventure. Le résultat est un livre frais, efficace, maîtrisé, qui part un peu dans tous les sens en terme d'orientation (normal, c'est thème libre)[...] »


Thierry Moral enregistrant la lecture des 4 premiers  textes du recueil. Diffusion lors d’une spéciale le 23 septembre.

En attendant, rien ne nous empêche de déguster une nouvelle page du recueil :
« Stef, range ta chambre ! »Ils éternuent ces mots au moins une fois par jour. Ils sont allergiques. À moi et au bazar dans ma chambre. Dans ma tête.Je suis malade aussi. Quand je suis dehors, ma tête s’étouffe. Alors, je veux rentrer dans ma chambre, et là mon corps plane. Mes pieds ne savent pas où se poser. D’abord, il n’y a plus de place, et puis je ne sais plus jouer.« Stef, tu es agaçant ! »Dans ma chambre, quatre cloisons avec une porte qu’i…

« ... il a exhibé ma copie devant toute la classe. Elle était zébrée de rouge. »

« Lorsque M. Lardière nous a rendu nos copies, ça ne s’est pas très bien passé. Quand mon tour est venu, tout à la fin, il a exhibé ma copie devant toute la classe. Elle était zébrée de rouge. Ça m’a fait penser aux lapins que ma grand-mère écorchait de temps en temps pour les repas du dimanche et qu’elle suspendait par un œil à un crochet au plafond de la cuisine.–Hors-sujet, Martineau ! Vous comprenez ça, au moins ?Il s’est retourné vers les premiers rangs et leur a dit :–Alors, voilà : notre ami Martineau nous raconte en long et en large qu’il a mangé des sandwichs au saucisson et, quand l’orage éclate, on a droit à une phrase, une seule, pour nous dire qu’il est rentré chez lui parce qu’il pleuvait ! De qui vous moquez-vous, Martineau ? Je vous ai mis 1, et encore, c’est pour l’encre et le papier !Si vous saviez combien de fois j’ai pu entendre ça !« 2, Martineau ! Pour l’encre et le papier ! 1 ½, Martineau ! Pour l’encre et le papier ! » »
L’Encre et le papier, La Vie des Livres, …

« les délires des affreux qui tachent et pourrissent le monde de leur folie sanguinaire, avec leur cour de polichinelles cupides et tordus, imbéciles malsains au-delà du possible »

« On l’avale tout cru ce petit bouquin des éditions Lunatique ! Aussi drôle que triste et pathétique finalement, comme le sont tous les tyrans, pathétiques je veux dire, mais on jubile à la lecture de cette courte mais dense satyre. Dense parce que tout y est, toute la panoplie et les délires des affreux qui tachent et pourrissent le monde de leur folie sanguinaire, avec leur cour de polichinelles cupides et tordus, imbéciles malsains au-delà du possible, qu’importe le nom du tyran, ils se ressemblent tous, à croire qu’ils sortent du même moule, et vrai que la meilleure des armes avec eux, ça pourrait bien être le ridicule. Le ridicule ne tue pas, dit-on et bien dans Le Succube du tyran, il tue, avec en renfort quelques potions et gouttes tantôt diurétiques, tantôt laxatives, aphrodisiaques ou bois débandé… « C’est un texte un peu potache » en dit l’auteur, la dernière cartouche peut-être dans un monde où de nouveaux genres de tyrans pullulent et se pavanent, le genre dont on n’a même…

regarder, écouter, sentir, goûter, rêver une Afrique fière et captivante

Chronique de Mots de sable soufflés, de Cécile Benoist dans le cadre de l’émission Trois livres un jour (23 juin 2015) Radio Cultures Dijon.
« Cécile Benoist explore le langage et raconte très bien des histoires. Ce texte court plante une suite de tableaux qui nous invite à regarder, écouter, sentir, goûter, rêver une Afrique fière et captivante sur laquelle chaque grain de sable porte un écho.
Ce livre est un trésor, une escale, une danse, une caresse. »

un silex dans le fond de la poche

« J'ai lu Adrien de la vallée de Thurroch par Denis Tellier aux éditions Lunatique.Ce roman est un silex dans le fond de la poche, une brèche dans le mur de pierre, un râle sur un champ de bataille, une caresse bienvenue, une poignée de terre fraîche que l'on goûte, yeux grand ouverts...
Denis Tellier a osé cueillir le fracas intérieur, la résistance et la fragilité de son personnage Adrien. 
Je vous conseille ardemment la lecture ce roman unique. »

Odile Lecouteux présente ses coups de cœur littéraires sur http://radio-cultures-dijon.com

Dans une époque de démesure, l’économie a une grâce infinie.

Gilles Ascaso s’attache à déceler dans le moindre plissement de rideau ou la floraison d’un jardin toute la pathétique poésie du monde – sans oublier, cependant, que la littérature ne peut, sous peine de stérilité, se priver de contenu humain.L’intuitive franchise des mots – la rondeur d’un qualificatif, le mordant d’un verbe – épouse la banalité de nos paysages intimes, de la cuisine au cabinet de dentiste, de la chambre à coucher au supermarché ; sonde la délicate mécanique des objets qui jonchent notre quotidien ; et suggère l’appel du sourcier dont la baguette s’anime d’un rien, d’un sursaut, et désigne la source, là, toute proche – ce qui confine à la magie, assurément.Dans Violences brèves, nulle eau enfouie profond sous la terre, mais des impressions, des sensations, des émotions, feutrées ou criantes, qui submergent le lecteur jusqu’à l’engloutir tout entier dans une réalité qui n’a plus rien de fictionnel.Gilles Ascaso invite le lecteur à prêter une attention accrue à tout ce…

Le succube du tyran en Pleine Page

Pascal Pratz était l'invité de l'émission « Pleine Page », le rendez-vous du livre de TV Sèvre et Maine (13 juin 2015).Il nous parle de lui, de ses écrits, s'attardant sur Le Succube du tyran.

« Vert » de nouveaux horizons

Les voyages en train ont ceci de bien qu'ils permettent, une fois qu'on s'est lassé des paysages sans vache, de se concentrer sur son livre. Le tout étant de bien savoir choisir lequel, au risque de trouver le temps long.Pour être sûr de ne pas se tromper et filer en toute sérénité « vert » d'autres horizons, misez sur le pistache !
Dernier roman en date de Léna EllkaÀ Montparnasse.


Gare Montparnasse. Renan descend du Brest-Paris pour faire le tour du monde. Il ne sait pas encore qu’il va rester une semaine sans sortir de cette gare. Au fil des annonces SNCF, des solitudes se croisent ou se ratent dans le brouhaha du grand hall. La vendeuse de cannelés révise ses cours de droit, le kiosquier rêve d’une autre vie, un SDF fait des hypothèses, un enfant veut voir la mer, et le chef de gare guette les mélodies d’un piano. Renan regarde, écoute et photographie avant son grand départ, qui ne sera pas forcément celui qu’il croit.

Divertissant, trépidant, rafraîchissant, toucha…

Art’Lire et écouter et voir et partager

Raymond Penblanc et sa fille Juliette seront présents au festival ART’LIRE, en vallée du Jabron), proposé et animé par l’association Les Sentiers d’Ar’Lire qui s’est fixé pour objectif de favoriser l’expression de la culture et des arts et leur diffusion en milieu rural et de promouvoir le patrimoine culturel et naturel de notre commune et ses environs.Ils liront, entre autres, des extraits de Bref Séjour chez les mortset d’Œil-de-lynx.Profitez-en donc pour vous en mettre plein les mirettes avec le projet fou fou fou de Hugues Breton, inspiré des textes de Juliette (oui, la même qui lira) mis en musique par Olivier Vauquelin et lus par les trois lascars auxquels se joindra Florence Laneelle.
NON, VOUS N’AUREZ PAS MIEUX À FAIRE CE WEEK-END !

La Poste m’a tueR

À chaque Salon de l’autre LIVRE au début de l’automne (cette année du 13 au 15 novembre), cette auberge littéraire - au-delà du menu de ses chapitres de lecture, de ses poèmes, de ses illustrations, de ses livres d’artistes, de ses livres qui font réfléchir - invite les [éditeurs indépendants]à sa table pour échanger sur les difficultés pour [eux] de poursuivre leur rôle de passeurs.Au cours de cette année, [tous ont] tous entendu que la Poste a fâché l’ensemble du monde du livre, outre les augmentations à répétition de ses tarifs, elle impose désormais à tous les envois de plus de 3 cm d’épaisseur le tarif colissimo. La Poste s’est attirée les foudres des libraires et des éditeurs dont les coûts d’expédition ont doublé de ce fait.Le salon offrira un badge sur le sujet à chaque visiteur du salon.
Nos intentions, vis-à-vis de ce partenaire privilégié pour le livre et irremplaçable qu’est devenue la Poste, sont simples : nous voulons que la Posterevienne à sa mission deservice public.Cel…

« sur ces flots poétiquement dévastateurs »

Une jolie note de lecture d'Adrien de la vallée de Thurroch en forme de lettre ouverte à l’auteur.
« La vie des paysans, elle aussi décrite avec d'infinis détails réalistes. J'ai retrouvé des histoires que l'on me racontait enfant. J'ai revu la vie de mes grands-parents maternels, Berthe et Léon, paysans. La femme parfois pire qu'une bête de somme. Le portrait que vous en faites est pur chef-d'œuvre ! Je ne peux tout relever... »Personne, Françoise, personne ne peut tout saisir et tout dire de ce roman. C'est ce qui pousse à le garder à portée de main, l'envelopper du regard et le savoir encore et toujours nous échapper.Adrien de la vallée de Thurroch, c'est l'écriture hallucinée de Denis, et une invitation à rêver avec lui.
Lire le billet de Françoise, en découvrir un peu plus sur le travail de sculpture de Denis Tellier

La Vie d’un livre

Samedi dernier avait lieu la remise des prix du concours de nouvelles à Esquelbecq Village du Livre.  L’occasion aussi de fêter la sortie de La Vie des Livres. Un grand merci à Thierry Moral pour sa lecture, et aux auteurs du recueil ayant pu faire le déplacement : Thomas Bigand, Vincent Caumont, Nicolas Delmas, Marie-Edith Nijaki et Denis Albot.
Chacun (ou presque) y est allé de son compte rendu. Thierry Moral
Marie-Edith Nijaki
et Denis Albotà qui l’on doit les photos et ces mots : « L'un des moments forts, pour moi, fut la remise des prix du concours de nouvelles organisé par l'émission La vie des Livres sur Radio+ et présentée par Christophe Sueur. L'occasion de rencontrer les autres lauréats, en particulier Marie-Edith Nijaki et Vincent Caumont avec qui j'ai partagé quelques dédicaces du recueil La Vie des livres, titre inspiré évidemment par l'émission mais aussi par ma nouvelle Indépendance qui, d'une certaine manière, parle de la vie des livres...Nous avon…

«  Sur les banquettes de moleskine »

Mardi dernier, on suait à grosses gouttes sur les banquettes de moleskine du café de la Mairie, place Saint-Sulpice. Et l'on écoutait bouchée bée Jérémie Lefebvre présenter son dernier roman, LeCollègede Buchy, et en lire de savoureux extraits.Auditeurs assidus, lecteurs inconnus, amis, auteurs et chat ont bravé la canicule pour se rafraîchir les idées à la découverte du surprenant roman de Jérémie.Une soirée animée, mêlant réflexions sur l’engagement en écriture et rires sans retenue, qui s’est achevée sur une séance de dédicace en terrasse.Luce James, les éditions de Janus
Sarah Taupin, Il faut prévenir les autres

Merci à Jean-Lou Guérin pour son invitation, merci aux personnes présentes pour leurs questions, et merci à Jérémie pour y avoir répondu !À quand la prochaine rencontre ?

Un parfum de souffre-douleur

CRITIQUE Sur le thème des faibles humiliés par les forts, une histoire puissante de Jérémie Lefebvre.

Il y a quelques mois, dans les colonnes des pages Rebonds (devenues Idées), Jérémie Lefebvre publiait un texte remarqué, où il demandait à quoi sert d’entourer d’amour et de soins les enfants, de la maternité au primaire, si c’est pour les jeter ensuite dans l’enfer du collège où règne la loi du plus fort. Son roman développe la même idée à travers le martyre d’un gamin qui entre en sixième, catho naïf, lecteur d’Astrapi, candidat idéal au rôle de souffre-douleur. Il vit deux années sous les mollards (un mot qu’on avait oublié), les coups, les menaces, les brimades, à se faire traiter de fille et vider le cartable dans les flaques de pluie. Garçons et filles mélangés rivalisent de méchanceté dans ce coin rural de Seine-Maritime. Lui ne trouve de consolation que dans la prière et l’amour de sa grand-mère qui l’élève (on apprend pourquoi au fil des pages).L’enfant devenu adulte retrace l…

La Nuit de la Vie des Livres

À Esquelbecq, c'est le jour de la Nuit... des livres. À cette occasion, sera présenté le recueil de nouvelles lauréates du concours lancé en novembre dernier par Radio Plus, sous la houlette de Christophe Sueur.Lâchant la plume pour donner de la voix,Thierry Moral lira, à 15 heures, Indépendance, le texte de Denis Albot, arrivé en tête.Une séance de dédicaces est prévue tout au long de l'événement sur le stand de la librairie Tirloy :Denis Albot, pour IndépendanceMarie-Edith Nijaki, pour À cranVincent Caumont, pour Staline dans mon jardinThomas Bigand, pour Garde à vueet Nicolas Delmas, Et si Platon s'était trompé ?Ne pourront faire le déplacement, mais seront présents en pensée :Pierre-Antoine Brossaud, pour L’Encre et le papierKarine Guiton, pour Les Fleurs noires de DoraMichel Alomène, pour Fenêtre sur passéGaëlle Chevet, pour Le Génie des maîtres sonneursClaude Ferey, pour La Grande Dame
Encore bravo à tous, merci à Christophe Sueur et à Thierry Moral, et amusez-vous bi…

Une poignée de cailloux

Le week-end dernier, Lunatique s'abritait du soleil sous les arcades du lycée Henri-IV.
Peu de monde, beaucoup de vent, mais surtout et avant tout un bande de joyeux drilles qu'il fait bon de retrouver de salon en salon (et sur les stands desquels on dépense sans compter et le cœur léger car n'a pas de prix l'accès au beau).Les très beaux livres d’Yves ChagnaudApeirion
Citons encore les éditions du non-agir sous la houlette malicieuse d’Alexis Brossollet, les éditions de Janus (et notamment le très beau recueil de poésie, La dernière crue du Nil, du Prince Naguib Abd Allâh), La Ramonda, Per Sorensen (éditions Toubab Kalo) ou encore Laurent Bettoni (La Bourdonnaye).
Sous les cailloux, le pavé(Danse avec Jésus, de Jérémie Lefebvre)