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Articles

Affichage des articles du décembre, 2015

Sitôt dit, Critot fait

Rencontre-débat avec Jérémie Lefebvre autour du roman Le Collège de Buchy, vendredi 4 décembre 2015.
Un événement proposé par Valérie Lucas, bibliothécaire, avec le soutien de Rémy Renault, maire de Critot.

Comme dans un poisson dans l’eau du local associatif

« Avec pour credo la diversité culturelle, l’association internationale des éditeurs indépendants, L’Autre Livre, a décidé d’ouvrir une librairie, bien loin des pressions commerciales. Débats, semaines thématiques, lectures viendront enrichir ce local offert aux 160 éditeurs qui composent l’association. » [...]« Située 13 rue de l’école Polytechnique, cette nouvelle librairie se veut différente. « Chaque éditeur de L'Autre Livre édite des livres qui ont une particularité : ce n’est pas une production commerciale. C’est la vocation même des éditeurs indépendants », explique L’Autre Livre à ActuaLitté.Et c'est également la valeur de l'association : depuis sa création en 2003, l’association L’Autre Livre s’attache « à résister à la marchandisation du livre et défend l’exception culturelle, la pluralité et la diversité face à la concentration croissante de l’édition et de la distribution dans des groupes industriels et financiers, et face à l’arrivée de géants mondiaux du numé…

Sleep with the fishes

Paludes est une émission littéraire animée par Nikola Delescluse tous les vendredis de 11h à 12h, sur les ondes de Radio Campus Lille 106,6 FM : chroniques, lectures, revues de presse, thématiques et présentations d'auteurs... Cette semaine, il a lu (et beaucoup apprécié) L’Enfance crue, de Marianne Desroziers.

Lu et revues

Quel bonheur – quel honneur ! – que de recevoir des revues papier entre les pages desquelles se sont immiscés des clins d'œil, qui à un livre Lunatique, qui à la revue Le Cafard hérétique !

Où il est écrit, page 157 du dernier numéro de Brèves, anthologie permanente de la nouvelle (107) que : «  Les éditions Lunatique donnent une nouvelle énergie à la revue d’expression littéraire Le Cafard hérétique. Des textes rageurs, exigeants, passionnés, trouvent ici un accueil, quelle que soit leur forme d’écriture. Un gueuloir donne la parole aux éditeurs hors les normes. Longue vie ! »
« Elle est plutôt violente, la vie dite quotidienne !Un crayon de couleur suffit à la rendre impossible. Alors que dire lorsqu’elle déraille dans un « diner » mexicain ou dans un casino savoyard, quand un atelier d’écriture conduit au cimetière ou qu’implose le plan foireux d’un flic un rien ripoux… Nouvelles détonnantes, différentes, surprenantes. Voilà un numéro qui n’est pas triste… Courage, lecteur, les é…

Ouverture de la boutique de L’Autre LIVRE

L'an dernier, à la même époque, L'Autre LIVRE s'offrait le luxe d'une librairie éphémère sous le Viaduc des Arts. Deux semaines pendant lesquelles de rencontres, de lectures, de débats et d'ateliers pour découvrir la grande diversité de l'édition indépendante, et se faire plaisir par la même occasion.Forte de cette expérience, l'association dispose désormais d’un local, au 13, rue de l'École Polytechnique,dans le 5° arrdt.Ce lieu sera dédié à la défense de l’édition indépendante et de ses catalogues, avec exposition-vente des livres, rencontres, lectures… Ce lieu est une réponse à une question que nous nous posons depuis longtemps : que faire pour défendre et promouvoir l’édition indépendante tout au long de l’année, entre deux salons de L’Autre LIVRE ?L'inauguration est prévue le vendredi 11 décembre à partir de 17 h 30. Venez nombreux nous y retrouver !Du 11 décembre au 2 janvier, chaque adhérent est invité à proposer un titre de son catalogue afi…

« hilarant et tragique à la fois »

Saïd Mohamed est romancier et poète. C’est par ses deux recueils de poésie publiés au Dé bleu que je l’ai découvert : Délit de faciès (1989) et Mots d’absence (1987). Il publie aujourd’hui un court texte en prose aux Éditions Lunatique, Monsieur Ernesto, un texte inclassable (nouvelle, roman, récit ?) : c’est un livre à lire au deuxième degré, voire au troisième. C’est un long monologue dans lequel le narrateur intervient très peu, tenu par un vieil anar pour décrire la société occidentale capitaliste comme il se doit. Anar de droite ou de gauche, c’est selon ! Comme tous les piliers de bistrot, Monsieur Ernesto (qui doit son sobriquet à son « béret enfoncé jusqu’aux oreilles qu’il porte en permanence et à son art de tout contester » : cela rappelle le Che) est un personnage haut en couleurs qui n’est pas à une contradiction près. Ainsi l’enseignant est-il (p 30) « un fonctionnaire sûr de son savoir, lequel étale plus sa culture qu’il ne fait preuve d’intelligence au contact de ces Gr…

« des fêlures ou des points de rupture consommée ou pas »

Violences brèves est un recueil de nouvelles, d'histoires courtes qui évoquent chacune des fêlures ou des points de rupture consommée ou pas. L'écriture est très soignée, précise et concise. La composition du recueil est intéressante par la diversité des personnages évoqués : couples hétéro, couples homosexuels des deux bords, célibataires, famille digne d'un fait divers des plus abjects. La cartographie « humaine » est vaste, complète, et reflète bien l'aspect universel de ces situations. Ces violences brèves peuvent toucher chacun de nous.
Libfly

« Alors ? Dieu, ou le Diable ? »

Jeanne est née en 1918 en Bretagne sud, dans la campagne à une heure de Quimper. Une grande sœur Marie qui meurt à 18 ans marquant à jamais la petite Jeanne, un grand frère, une petite sœur et un petit frère. Le père meurt aussi, deux ans plus tard, laissant sa mère seule pour élever les quatre enfants qui lui restent. Ce n’est pas la misère ni l’abondance, la famille est unie et aimante, ce qui permettra de surpasser ces tragiques événements. Puis la guerre arrive, celle de 39/45, pas aussi terrible dans cette région la plus à l’ouest de l’Europe. Jeanne travaille jeune pour aider sa mère. Elle tombe amoureuse de Christophe juste avant la guerre. Elle en sera éloignée plusieurs mois. Même taiseuse, en bonne Bretonne, Jeanne vit, Jeanne sourit et rit et Jeanne aime.
Très beau roman de Raymond Penblanc dont j’ai déjà beaucoup apprécié Phénix, lui aussi sur l’enfance. Je ne connais pas les proportions entre la fiction et la biographie de Jeanne, maman de Raymond, mais tout est tellement …

On trempouille dans la mélasse cérébrale du « moi j'aurais fait quoi à sa place ? »

Une nouvelle publication de la collection 36e Deux Sous des éditions Lunatique, chouette ! On retrouve bien l'univers sombre et drôle cher à la maison. Je découvre l'écriture de Pascal Pratz, claire, qui va droit au but et qui nous en retourne de belles au coin de quelques fins de paragraphes. L'histoire ? Bon, en gros on est en plein dictature (quelque part peu importe même si ça ressemble à l'Est) , un tyran prend le pouvoir, et qui reste ? Le majordome. On trempouille dans la mélasse cérébrale du « moi j'aurais fait quoi à sa place ? » tout en se délectant de ce conte cruel qui mord jusqu’au bout. Moi, perso, j'en reprendrais bien une tasse de Pratz.Libfly

«  Pour ce qui est de l’âme, on en a déjà une petite idée. »

Allez ! Disons-le, d’entrée : MonsieurErnesto est le porte-flingue de Monsieur SaïdMohamed. Car le bonhomme, familier du café Chez Nicole, tire sur tout ce qui bouge, avec précision, férocité, sans état d’âme, sans ce faux semblant, ce trompe-couillon, cette couche superficielle de civilisation qui sied à nos contemporains fiers de leur « patrie des droits de l’Homme » mais qui claquent la porte au nez des infortunés déguenillés du Sud ou de l’Est, fiers du triptyque républicain mais qui, au nom de l’égalité et de la fraternité, se soucient davantage d’une chemise déchirée que d’existences brisées par ceux que l’auteur appelle sans doute « les intégristes de l’économie ». « À savoir à quoi ça sert toute cette saleté de progrès », dixit Monsieur Ernesto.

Parfois, l’habitué du comptoir sort le bazooka. C’est gros. Exagéré. Au point de blesser quelques innocents. Affaire de fesses souvent, de tournantes parfois. Affaire aussi de fonctionnaires - « un fonctionnaire ça fonctionne. Ça n’est …

Les Éternels FMR

14 décembre 2015 - 3 janvier 2016Les ÉTERNELS FMRHalle Saint Pierre - 2 rue Ronsard 75018 ParisDu lundi au vendredi de 11 h à 19 h, le samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 12 h à 18 h

Fermeture à 16 h les 24 et 31 décembre. Fermeture complète les 25 décembre et 1er janvier.
Outre la production de plus de soixante éditeurs peu présents en librairie, le festival Les Éternels FMR propose des mises en lectures, des débats, des projections, des expositions, des performances, et coorganise un cycle hors les murs à la maison de la Poésie.
Vernissage Jeudi 17 décembre à partir de 18 h  – entrée libreLecture, par Rabah Mehdaoui, de Monsieur Belleville (L’Œil d’or) de Thibault Amorfini. Et Sébastien Ly, chorégraphe de la Cie Kerman, proposera des lectures dansées issues de textes de la librairie FMR, autour de la mémoire (production L’Étoile du Nord).
Petits fours, vins divers, jus de fruits variés, éditeurs à foison, livres furieux, décalés, narquois et bienveillants.
Cette manifestation est orga…

Mettre les Buchy doubles

Pour rappel, Jérémie Lefebvre est invité à s'exprimer à propos de son dernier roman, Le Collège de Buchy, aujourd’hui, vendredi 4 décembre,à partir de 18 heures,à la médiathèque de Critot-Rocquemont.
Et, pour ceux qui sont plus du matin, il a été programmé une séance de rattrapage à la Maison de la presse du centre commercial Super U de Serqueux le samedi 05 décembre, toute la journée, à partir de 10 h 30.

À Katherine Mansfield et Virginia Woolf « qui ont participé au renouvellement de la fiction courte »

Quoi qu'en pensent encore certains esprits obtus et conservateurs, la nouvelle est un art littéraire à part entière. Preuve en est avec Violences brèves, paru l'été dernier aux éditions Lunatique et premier recueil de nouvelles de l'écrivain Gilles Ascaso. À noter que ce livre a été sélectionné pour le prix du premier recueil de nouvelles de la S.G.D.L.Chacune de ces 15 nouvelles est un petit bijoux de précision, explorant sensations et sentiments humains dans toute leur complexité. Gilles Ascaso dédie son livre à Katherine Mansfield et Virginia Woolf « qui ont participé au renouvellement de la fiction courte ». Comme ces deux écrivains avec lesquelles il partage une même sensibilité, l'auteur s'inspire des situations les plus simples et part des objets les plus banals pour mieux révéler les tourments de ses personnages. Ainsi cette très belle première nouvelle du recueil qui nous conte l'histoire d'un homme qui va chez le dentiste et qui y vit une expérien…