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Articles

Affichage des articles du avril, 2016

sans crainte et sans répugnance

Une calme tempête sous un crâne approchant de la mort minérale« D’un calme feutré légèrement hallucinant, le texte de Raymond Penblancélabore en moins de 30 pages une subtile et émouvante tempête sous un crâne se voyant condamné, jouant avec habileté de la métaphore de la minéralisation pour confronter l’environnement imaginaire d’un Dr. House ou d’un Grey’s Anatomy, ce silence hospitalier supposé bienveillant et cette activité soignante parfois bien désespérée, à tout ce que la proximité obligatoirement assumée de la mort fait émerger de substrat religieux et mythologique, qui se glisse avec fougue ou même rage (bien que contenue) dans chaque interstice de conscience.« Texte d’une extrême clarté en même temps que tentative d’écrire une maîtrise in extremis du désespoir qui saisit à l’approche de ce « séjour » redouté, Bref séjour chez les morts propose en effet une singulière et puissante expérience. »
Hugues Robert, libraire


Ça vaut bien deux extraits, non ?Encore revêtu de son blouso…

Quel accueil à Arcueil ?

Jérémie Lefebvreest invité à rencontrer le comité de lecture de lamédiathèque d’Arcueil le  samedi 28 mai de 11h30 à 12h30 pour une discussion autour duCollège de Buchy.

Une semaine plus tôt, dans le cadre du Quartier du Livre, Jérémie propose une lecture d'extraits de Danse avec Jésus et Le Collège de Buchy.


Rendez-vous le 21 mai, à 16 heures, au local de L'Autre LIVRE, 13, rue de l'école Polytechnique (75005).

Poésie à tous les étages

Marraine cette année de la Maison de la poésie La FactoriePerrine Le Querrecest invitée ce vendredi 29 avril pour une soirée poétique autour de ses différents écrits.

Chaque recoin de La Factorie va vibrer aux accents des poèmes de Perrine Le Querrec dans la mise en scène de Gersende Michel, avec la complicité de la compagnieÔ Clair de Plume.
Ce sera l'occasion de célébrer en grande pompe la parution de son dernier roman L'Apparition.

Je suis la fille du pleureur. Quand il ne pleurait pas, il avait pleuré, il aurait pu pleurer. Un jour je l’ai surpris en larmes. Le jour suivant je l’ai surpris en larmes. Chaque jour je le surprends en larmes. C’est qu’il pleure tous les jours. C’est qu’il pleure dans la maison. C’est qu’il pleure encore et s’il pleure c’est qu’il est malade.Je sais un fils est mort. Mon frère aîné. Entre les sanglots de mon père ma mère répète :
– J’ai lavé le corps de mon fils. Son corps bleu, ses membres lourds qui pèsent dans mes mains. Toutes les nuits je me…

« C’est tout juste si nous savions où se trouvait notre main droite, tellement nous étions isolés. »

Si le vœu du lecteur est de sortir indemne d’un livre, qu’il ne s’aventure pas dans celui-ci. À l’encontre des écrivains qui chantent  les vertes prairies de l’enfance et ses sucreries, Perrine Le Querrec explore avec L’Apparition des territoires plus reculés aux ritournelles singulières.
Trois pas du côté du banc, et trois pas du côté du lit. Trois pas du côté du coffre, et trois pas. Revenez-ici.
Dans le village intemporel d’Ici-Bas, le roman lance ses dés au gré d’une aventure peu commune, et comme une pièce de monnaie tombe de manière exceptionnelle sur la tranche, le sort en est jeté entre prédestination au malheur, longue traîne des siècles de folie humaine, magie du hasard élémentaire.Aux confins de la psychiatrie et des anciens mystères, l’écrivain fraye le chemin d’une écriture hallucinée au service d’une urgence à portée universelle. Elle est une des rares auteures contemporaines dont la forme rattrapée par la transe, rend grâce à la Matière tout en l’accouplant à l’Esprit par…

Soyez Curiosus !

La culture pour tous ? La formule est connue et tout le monde est pour, comme il se doit. Mais est-ce suffisant ? Car de quelle culture parlons-nous, la plupart du temps ? Toujours de la même : celle généreusement proposée par quelques élites autorisées à des consommateurs de moins en moins curieux et de plus en plus formatés. Celle que l’on a de plus en plus de mal à distinguer du divertissement. Celle dont la valeur se compte désormais en nombre d’exemplaires, en nombre de spectateurs, en nombre d’entrées et qui est bien souvent un budget avant d’être un projet… Mais que vaut cette culture pour tous si elle n’est pas la culture de tous, autrement dit la culture de chacun ? Que vaut cette culture de masse si elle ne laisse aucune place au minuscule, à l’intime, à l’infime, à l’individu, toujours unique, toujours riche, que l’on n’entend pas, pas parce qu’il n’a rien à dire, mais parce qu’on ne l’écoute pas ? Que vaut cette culture si elle n’est pas un lieu d’échanges, un espace de re…

où la tête et les jambes seront à la fête

Les Sportiviales à Vitré, c'est pour bientôt !
Animations, rencontres, lectures ponctueront ces deux journées où la tête et les jambes seront à la fête. Un grand rassemblement populaire et convivial, bon enfant et... gourmand. Il n'en fallait pas plus à Lunatique pour réclamer son stand.Tandis que certains vont se la couler douce sur l'île d'Oléron, d'autres viendront à Vitré tout exprès pour soutenir Lunatique dans sa propre ville. Merci, Alan et Oscar !Car, les 23 et 24 avril aura lieu le salon du livre dans le cadre des Sportiviales.Ce salon se donne l’ambition d’ouvrir grand les portes de la lecture à un large public, en rapprochant le monde du livre d’autres activités de loisirs sportifs et culturels (randos, trail pour petits et grands, expositions, arts de la rue…).
Aussi, pendant que Lunatique trempera ses orteils dans l'eau à Oléron, des petits bras s'activeront à Vitré. Elle est pas belle, la vie des livres ?

Mézigue à Mézin

Raymond Penblanc est invité à Mézin Fête les Ecrivains, une rencontre littéraire mise sur pied par Marianne Desroziers, qui se déroulera dans les Jardins paysagers de Mézin (47170), cité médiévale, ancienne capitale du bouchon et du liège, labellisée Village en Poésie en 2015. Lesamedi 12 juin, venez à la rencontre de 7 écrivains, poètes, romanciers, nouvellistes. Toute la journée, vous pourrez acheter les livres des écrivains présents sur le stand de la librairie La Maison des Feuilles. Les éditions de l'Abat-Jour, les éditionsLunatiqueet Double Vue Editeur seront également présents et proposeront au public leurs dernières publications (livres et revues).
De 11h à 18h : Jardins Paysagers de Mézin (Route de la Comère), Mézin Fête les Ecrivains, festival littéraire en plein air. Entrée gratuite. Ouvert à tous.11h à 12h :Rencontre-lecture avec les écrivains Sébastien Chagny et le Golvan Atelier pour enfants avec Tiboud'chemin12 h : Apéritif, discours de la présidente de l'ass…

Après la pluie, le beau temps

Printemps 1944. La France est occupée, et les convois de prisonniers acheminés vers les camps nazis s'enchaînent dans l'incrédulité générale. Mais la situation se complique pour les Allemands ; la libération et les Trente Glorieuses pointent leur nez. Et après avoir traversé plusieurs drames, la famille de Jeanne renoue elle aussi avec les bonnes nouvelles.

Dernier extrait de Prête-moi ta plume, de Raymond Penblanc, proposé par Terri(s)toires« Ainsi, après avoir été amputée de la fille aînée, puis du père, puis du grand-père, la famille s’agrandit. Bertrand a sa Marie, et depuis peu une petite fille, Jeanne a son joueur de banjo, Suzanne son merle siffleur, tandis qu’Yves hésite encore entre celles à qui il fait tourner la tête et celles qui la lui font tourner, beaucoup moins nombreuses. Du coup, la maison risque de devenir trop petite. Depuis quelque temps Suzanne a rejoint la mère dans la chambre du bas, Christophe et Jeanne occupant l’une des deux du haut, Yves conservant l…

Objet Littéraire Non Identifié, tant sur le fond que la forme

L'Apparition, dePerrine Le Querrecest un Objet Littéraire Non Identifié, tant sur le fond que la forme. Le pitch ? Désolé ce n'est pas possible. Raconter, ce serait dénaturer cette histoire qui perdrait toute sa force, comme Samson sans ses cheveux. Trois parties, trois états, trois formes qui nous échappent et pourtant sont totalement liées. Rien de « décousu », au contraire, c'est très cohérent. La première : on plante les trois personnages. Trois gamines livrées à eux même dans un village de montagne hors du temps.La deuxième : les apparitions. Les jeunes filles voient des trucs, s'arrêtent, les yeux et les mains vers le ciel. Le village s'empare de ce phénomène. La société s'emballe. Le spectacle social, médiatique et mystique termine en bouillabaisse glauque et malsaine. La troisième : un personnage prend la parole, dans une langue dérangée, décalée. Une logorrhée qui déferle avec la force fondamentale de la nécessité de tenter de dire ce qui ne se dit pas…

Cita'Livres, tout va bien

La cinquième édition du salon CITA'Livres aura lieu les 23 et 24 avril 2016 dans les locaux de l'Arsenal, au cœur de la Citadelle du Château d'Oléron.Avec tout ce beau monde, l'ambiance promet d'être sacrément animée au premier étage (au rez-de-chaussée sans doute aussi, mais nous n'y serons pas !). Nous ?Oui, nous, car le stand Lunatique sera pris d'assaut par pas moins de quatre auteurs avec, dans l'ordre de parution :
Pascal Pratz,qui dédicaceraLe Succube du tyranSaïd Mohamed,qui viendra accompagné de Monsieur ErnestoGilles Ascaso,pour défendre Violences brèveset Angélique Condominas,qui débarquera avec L'Embarquée
Le temps de rien, c’est une reconquête.Beaucoup de vieux nous tendent les mains avec ce trésor-là posé sur la paume, victorieux, et nous, on prend seulement les trous de leur parole pour les raccommoder avec le sens qui nous intéresse. C’est tout ce qu’on sait faire. « Mais, enfin, maman, on ne met pas son dentier dans sa tasse de café. …

« Si vous aimez la littérature qui écorche, blesse, égratigne, et lire en cochant les pages, jour après jour, en y repensant le lendemain parce que ça vous a plu ou ulcéré »

Par Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/[…] Esthétique du viol, une somme de 700 pages, au titre et au sujet provocateur. Roman refusé par de grandes maisons parisiennes, pendant des années, et qu’une courageuse petite maison bretonne, sise à Vitré (Ille-et-Vilaine), publie enfin.
La profession de foi de Lunatique - c’est le nom de la maison d’édition – en dit long sur le projet de l’auteur : On la dirait créée pour ce livre dérangeant. Dérangeant parce que le sujet en heurtera plus d’une, et d’un : c’est le journal d’un violeur. Mais la (bonne) littérature, comme toute autre forme d’art, ne se doit-elle pas d’être borderline ? Toujours à la marge, à la limite de l’inacceptable, voire de l’innommable, lorsqu’il s’agit du « mal » (et non du mâle…) comme le rappelait Jean Genet : « C’est son rôle (le poète ndla) de voir la beauté qui s’y trouve, de l’en extraire (ou d’y mettre celle qu’il désire, par orgueil ?) et de l’utiliser ».Clinquart, qui n’est pas irresponsable, se fend d’ailleur…