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Articles

Affichage des articles du décembre, 2016

Pour que demain vienne

Pour que demain vienne, deCorine Pourtau. Voilà un titre de recueil qui illustre à merveille cette soirée de la saint-Sylvestre. Les lendemains qui chantent, bien sûr que ça fait rêver. Surtout quand on est jeune, avec la vie devant soi. Seulement, avant que demain vienne, il y a la nuit ; blanche pour certains, qui ne trouvent plus le sommeil à force de mauvais rêves éveillés ; noire pour les autres, sans même une lueur d’espoir.Corine Pourtau égrène ses histoires avec une cruauté gracile. Ses personnages voudraient bien grandir, surmonter les épreuves d’un passé difficile et atteindre l’âge adulte, mais la réalité est là, tapie dans les profondeurs de la nuit, prête à surgir, les surprendre, prête surtout à se repaître de ces cœurs tendres.
Valse lente Autour d’elle, l’agitation d’une n de journée ordinaire... Les gens se pressent. Bottes, écharpes, chapeaux, manteaux serrés autour de corps invisibles. S’anime le ruban des véhicules qu’on verrouille et déverrouille, s’allument les ph…

« Mon père s’emmerdait tout autant que nous à la synagogue »

Samedi matin, le jour idéal pour publier un extrait de Ma (dé)conversion au judaïsme, de Benjamin Taïeb, où il est question de... samedi matin.
Nous rendre à la synagogue impliquait qu’on n’allât pas à l’école le samedi matin. Or, dans les années 1980-1990, la grande majorité des collèges publics parisiens dispensaient des cours le samedi. Chaque année, mes parents devaient donc, cédant aux instances des rabbins, produire un certificat prouvant que mon frère ne travaillait pas le shabbat au collège, et, en amont, requérir du proviseur qu’il fût dans l’une des rares classes à ne pas avoir cours ce jour. Jusqu’à la conversion de mon frère, mes parents ont dû batailler pour obtenir cette faveur, de sorte que, probablement usés par ces démarches, renouvelées d’année en année, de la 6e à la 4e, ils décidèrent que j’irais quant à moi dans un collège où nul cours, dans aucune classe, ne serait donné le samedi. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé dans un collège nettement moins bon que celu…

« On peut pas apprendre à un chien à pisser ailleurs que sur le tapis, s’il ne sait pas ce qu’est un tapis ! »

Lunatique n'oublie pas de fêter Noël, à sa façon, avec un bel ange en haut du sapin, grâce à La Mort embrasse mal de Philippe Vourch...
Le sapin est garni des mêmes décorations que nous ressortons d’une année sur l’autre. à son pied sont disposés les cinq personnages que je connais depuis mon plus jeune âge. Marie et Joseph, agenouillés, l’âne à trois pattes et le bœuf sans queue ni cornes, deux vieux potes qui ont vécu quelques aventures avec moi, et bien sûr l’enfant Jésus qui se décolle de son support, ce qui lui fait un dos de grand brûlé. Je sais pas ce que le vieux dirait en voyant tout ça, peut-être un truc du genre : « Et tu crois vraiment qu’il va revenir s’échiner à nous sauver, le barbu omniscient ? On peut pas apprendre à un chien à pisser ailleurs que sur le tapis, s’il ne sait pas ce qu’est un tapis ! ».Au sommet trône un ange, forcément je l’ai baptisé Lilly. pp. 171/172


Un livre qui a du chien

Chez Lunatique, on n'aime pas voir les animaux en cage, on préfère les animots en page. C'est comme ça que Vie de chien est né, de l'imagination de Thierry Moral, des coups de crayon de Bertrand Arnould, et de l'enthousiasme de Lunatique.
Tous ces adorables toutous seront à adopter à partir du 17 janvier 2017, date de parution officielle.Première séance de dédicaces au Furet du Nord de Lille (15 Place du Général de Gaulle)le samedi 21 à partir de 14 heures.
Et le soir, spectacle !Toujours à Lille, à La Barraca Zem,Brasil Afro Funk, 38 Rue d'Anvers, 59800 Lilleà 20 heures, Thierry Moraldonnera une représentation de Vie de chien.

Suite à une détonation, un toutou a sa mémère bascule dans une autre vie : une vie de chien. Au fur et à mesure de ses errances et de ses rencontres, il découvre un monde fait de multiples formes de violence.
À travers le regard décalé d'un chien perdu sont abordés : le terrorisme, la violence des laissés-pour-compte, les sévices institution…

« Les questions, c’est pour après. »

L'année 2017 s'annonce sous de bons auspices, puisque dès le 4 février paraîtra L'Ange gardien, le nouveau roman de Raymond Penblanc.
Il se passe de drôles de choses à l’institution de la Mère-Dieu. Heureusement, l’ange gardien est là, qui veille sur tout le monde. Son grand œuvre, tout compte fait, n’est peut-être pas de peindre des Christs...Raymond Penblanc nous régale une fois de plus de sa prose affûtée, et nous offre en prime le sourire de L’Ange.
Lorsqu’il a étranglé la fille, elle se trouvait juchée sur sa table, jupe retroussée, cuisses écartées. A-t-on idée de grimper sur sa table quand on est élève à l’institution de la Mère-Dieu ? Ici, c’est genoux serrés et bouche cousue (ça devrait l’être, c’était comme ça, avant. Avant, c’est-à-dire avant l’arrivée de monsieur Rouste, le nouveau directeur). Lui, c’est Fellow. Il n’a fait ni une ni deux, il a mis carrément les pouces. Quand on empoigne une gorge de pucelle et qu’on est ivre de colère, on serre, un poing c’est t…

« Le temps de rien, c’est une reconquête. »

Un peu timide encore, L'Embarquée pointe le bout de son nez sur ses premières scènes. L'huis-clos de Marius Lacroix,à La Rochelle, le 21 décembre après-midi. C'est une scène poétique semi-ouverte, alors, si vous voulez venir, parlez-en à Frangélik (Angélique Condominas et Frank Schluk) en avant, afin qu'ils organisent votre accueil. (places limitées)Elle s'enhardira à partir de 2017. C'est normal, en 2017, le bouquin fêtera ses un an. Elle se prépare donc à être grande.L'Embarquée est le spectacle poétique, texte et musique, écrit à partir du livre, paru en mars 2016 aux éditions Lunatique.
« Le temps de rien, c’est une reconquête.Beaucoup de vieux nous tendent les mains avec ce trésor-là posé sur la paume, victorieux, et nous, on prend seulement les trous de leur parole pour les raccommoder avec le sens qui nous intéresse. C’est tout ce qu’on sait faire. « Mais, enfin, maman, on ne met pas son dentier dans sa tasse de café. ». On recoud les gestes, aussi.Po…

« Cela ressemble à une bonne blague juive. »

Je suis tombé dans le judaïsme tout petit. À peine né j’étais circoncis, signe d’allégeance à un dieu qui aurait ordonné cette pratique à Abraham et à sa postérité. On m’a ainsi enlevé le prépuce, à l’hôpital et sous anesthésie générale, pour des raisons non médicales. J’ai du mal à cerner, encore aujourd’hui, le sens de cet acte religieux orchestré sous les néons blancs d’une salle d’opération. Je suppose cependant que j’ai eu de la chance : dans la plupart des familles juives, les nourrissons sont circoncis à la synagogue ou chez les parents, au huitième jour. On assoit le bébé éveillé sur les genoux du grand-père paternel et l’officiant, souvent un rabbin, arrive avec ses instruments traditionnels : le couteau, le bouclier et, parfois, un stylet pour détacher le prépuce du gland. L’officiant entonne des chants religieux, badigeonne le sexe de l’enfant d’un anesthésiant, fixe le clamp – variété de pince métallique à mors très longs – au pénis du nouveau-né qui hurle, avant d’inciser…

Lunatique dans l'Espace

Depuis le mois de décembre 2015, L’AutreLIVRE s'est doté d’un nouvel outil au service de l’édition indépendante : un local commercial, situé au 13, rue de l’École Polytechnique (75005 Paris), qui permet à l’association de défendre tout au long de l’année les catalogues de ses adhérents. Lieu d’exposition, de vente de livres, mais aussi de lectures, de rencontres avec les auteurs… l’Espace de L’AutreLIVRE ouvre du mardi au samedi, de 11 à 19h… TEL : 09 54 38 21 65Tous les titres du catalogue Lunatique sont en vente dans l'espace de l'Autre LIVRE,
y compris la revue Le Cafard hérétique.Programme des rencontres et lectures sur Facebook.

« La vie qui galope à perdre haleine »

« J’avais déjà été séduit par le premier roman de cet auteur [Philippe Vourch], Les genoux écorchés, donc, je n’ai pas hésité à acheter le second roman [La Mort embrasse mal] que je viens de terminer. Une très belle histoire, une fois encore, l’histoire d’un gosse qui entre au collège et tombe amoureux d’une gamine de sa classe atteinte d’une leucémie. J’avais un peu peur de tomber dans le sombre et le larmoyant, mais c’est tout le contraire. Une histoire d’amour entre deux gosses qui découvrent leurs premiers émois. C’est un roman tout en couleur pastel et en douceur, un roman avec les copains et les conneries de l’enfance, les gestes maladroits quand on embrasse une fille pour la première fois. C’est juste Quentin et Lilly qui s’aiment d’un amour tout neuf et pour qui la mort reste quelque chose d’incompréhensible, de lointain, de surréaliste malgré le mal dont souffre Lilly. Ce roman ne parle pas de la mort, mais de la vie. La vie qui galope à perdre haleine. Séduit. »C'est sig…

« Les personnes âgées ne détiennent pas toujours la vérité. »

Antonin Crenn était présent à Ent'Revues, le salon des revues, et s'est fait repérer par Brèves :Voilà qui tombe à pic pour annoncer la parution prochaine, dans la collection 36e Deux Sous, de Passerage des décombres. Comme toutes les plantes, celle-là s'épanouira à l'approche du printemps, autrement dit le 3 mars.Allez, parce que Noël approche, on vous fait un petit cadeau sous forme d'extrait :« ... les plantes, ce n’est pas trop mon truc. Je n’y comprends rien. Une fois, quand j’étais petit, un grand qui s’y connaissait m’a dit que c’étaient des plantes rudérales : ça voulait dire que c’étaient des plantes qui poussaient n’importe comment sur les gravats ; elles n’aimaient pas la jolie campagne, elles ne se plaisaient que dans des merdiers comme ici, avec de la caillasse et des vieux bouts de bâtiments qui tombaient en pièces. Il y en avait une qui me plaisait plus que les autres parce qu’elle jaillissait de ce foutoir et qu’elle se dressait avec de grands épis,…

Rage dedans... et révolution dehors !

Vous vous laisserez bien séduire par une boule de glace ? Une interprétation toute personnelle de Jérémie Lefebvre de l'expression « effet boule de neige ».

« et tout le monde, ceux qui y croient comme ceux qui n’y croient pas retiennent leur souffle »

« C’est dans un village isolé du reste du monde, lové au pied d’une montagne, qu’auront lieu les Apparitions. Ce qu’on ne tarde pas (une fois la possibilité du mensonge écartée) à appeler un miracle captive bientôt tous les villageois, la foule venue d’ailleurs, tous venus contempler trois gamines devant l’Apparition. Pendant le spectacle de ces transes, les corps se tordent au-delà de ce que l’anatomie permet, l’extase illumine les consciences des trois enfants et tout le monde, ceux qui y croient comme ceux qui n’y croient pas retiennent leur souffle. Pour raconter ce qui dépasse l’entendement, Perrine Le Querrec est bien obligée de réinventer une langue, sa plume est un doux poème qui se fait violence, un poème qui se lit avec les tripes. »La chronique est signée M. M. et est parue dans la section « sélecta Livres » du magazine Novo (n° 42, déc. 2016/janv. 2017)

Une vie de chien en live et en livre

Vie de chien, c'est d'abord un spectacle, écrit et interprété par Thierry Moral.Le livre, illustré par Bertrand Arnould, paraîtra le 17 janvier 2017.Le pitchSuite à une détonation, un toutou a sa mémère bascule dans une autre vie : une vie de chien. Au fur et à mesure de ses errances et rencontres, il découvre un monde fait de multiples formes de violence.
L'argument« À travers le regard décalé d'un chien perdu, je souhaite aborder différentes formes de violence : le terrorisme, la violence des laissés pour compte, la violence institutionnelle, les combats de chiens, la chasse,... », Thierry Moral.
L'origine du projet « Je travaille sur la thématique de la violence (public adultes et adolescents) depuis de nombreuses années : Je mourrai pas gibier (G. Guéraud) et Happy End (B. Ferrier). N'ayant pas trouvé de texte édité adapté au propos que je souhaite défendre sur scène, je me suis commandé un propre texte : Syndrome S. Suite aux événements du 13 novembre 2015…

Lumière de Bretagne

À la une de NordBretagne.fr, et diffusé aujourd’hui sur les ondes de Radio Nord Bretagne, le « nouveau roman du Breton Philippe Vourch,La Mort embrasse mal, nous plonge dans une histoire d'enfance, de copains et d'amour, une histoire pétrie de tendresse pour évoquer un sujet grave : la maladie et la mort. [...] Jamais larmoyant, Philippe Vourch nous relate ici une magnifique histoire dont il extrait une très belle lumière. Pleine d'espoir.»Retrouvez la chronique complètesur le site NordBretagne.fr
avec interview (audio) de l'auteur
Et si, pour fêter ça, on s’offrait une nouvel extrait de La Mort embrasse mal ?« Regarde donc qui te rend visite, Jean. » La vieille se tient droite, mains sur les hanches. « Allons donc, un des p’tits ! Et tu t’es perdu, ou bien ? » Il se penche, en le ses bottes après avoir remonté ses chaussettes. « Bonjour, m’sieur. » De nouveau me voilà bien emmerdé pour répondre. « C’est que... c’est que j’ai repensé à tout ça, et... –à tout ça? » Le vie…

La ville des gens qui lisent

« La librairie FMR se tient deux fois par an, au printemps et en hiver, à la Halle Saint Pierre (75018). Outre la production de plus de soixante éditeurs peu présents en librairie, elle propose également des expositions et des événements.
Les éternels FMR proposent, le temps des fêtes, du 5 décembre au 2 janvier, un échantillon de la production de 65 éditeurs alternatifs, pas ou peu visibles en librairie. Des livres rares et précieux, tous conçus dans une démarche artisanale et se singularisant par leurs texte et par leur forme. »

Retrouvez l’article original sur le siteLa Ville des gens

« La place est libre ? »

Samedi, orchestrée par l’association Identités plurielles, se déroulait à Saint-Malo une rencontre professionnelle réunissant plusieurs couples éditeurs/auteurs (fièrement) bretons. Le but de l’association est « de développer les échanges entre peuples et cultures à travers la littérature et dans le respect des identités de chacun. Identités plurielles organise à Saint-Malo chaque année des rencontres littéraires ». Ceci expliquant cela, Lunatique a retrouvé là-bas Philippe Vourch, pour décréter en choeur et d’une seule voix timide : non, La Mort embrasse mal n’est pas une histoire de mort, mais une histoire d’amour (ah, mais !), et une belle (qui plus est).

Jeff Jourdin, Mireille Lacourt (La Part commune), Christian Ryo, Briac, Elise Bathany (Sixto éditions)
Le débat était suivi d’une séance de dédicace à La Droguerie de Marine, fief de Loïc Josse.
Philippeétait entouré d’Olivier Polard et de Jeff Jourdin.
À défaut du récit de la fin de soirée, nous vous proposons un nouvel extrait de La…