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Articles

Affichage des articles du janvier, 2017

Dates à retenir

27-01-1794 : Le français devient langue obligatoire des actes publics.27-01-1901 : Giuseppe Verdi meurt à Milan à 87 ans.27-01-1926 : A Londres, première projection de télévision par John L. Baird.27-01-1949 : Tchang Kaï-Chek abandonne ses fonctions de président de la République chinoise. 27-01-1964 : La France reconnaît la Chine populaire de Mao Zedong.27-01-2017 : Lunatique reçoit Bertrand Arnould et Thierry Moral à l'espace de l'autre LIVRE pour un week-end autour de Vie de chien.


L'espace de l'autre LIVRE se pare des couleurs Lunatique, sur les tables et sur les murs.
Alors, on se voit samedi ? dimanche ? Chouette !

retrouver les sensations de l'enfance

Têtes blondes
« Âmes sensibles, surtout, ne vous abstenez pas, mais accrochez-vous bien au fauteuil. Oh, Perrine Le Querrec n'a pas besoin d'en rajouter : pour les rebondissements, les suspens façon thriller et les fusillades, vous vous êtes trompé de rayon. En revanche, pour une sensibilité à vif exprimée avec une justesse tout simplement renversante, ne cherchez plus.Sans aucun doute, si elle venait des Etats-Unis, Perrine Le Querrec serait déjà considérée comme une voix majeure de la littérature. Combien d'auteurs ont à leur répertoire un texte aussi fort que celui qui ouvre ce recueil ? Voici une petite fille que sa mère, dont le mari est parti, traine dans les magasins pour lui acheter des robes et encore des robes, se persuadant qu'elle veut faire plaisir à son enfant alors qu'elle la donne en spectacle. Saisi dès la première page, vous avez l'impression que l'angoisse de cette fillette remonte en vous, comme s'il elle se propageait depuis les page…

Tout est dit dans le titre

Une Librairie en pays hostile« Ne cherchez pas de mystère : tout est dit dans le titre. Et pourtant, on a envie de décroiser les doigts pour mettre un livre dans ces mains ternes. Raconter, ce serait trop dévoiler, alors non. Le style est narratif, épistolaire puis introspectif par procuration. Vous comprendrez le sens de ma formule en lisant le livre (ou pas, d'ailleurs). Le cocktail est très rythmé, très soigné, très réussi. Et depuis le temps que je devais lire Un Homme sans qualité, je crois que je suis motivé pour m'y coller ! Merci. »Un lecteur
Michaël Uras sera en dédicace ce samedi 28 janvier 2017 à partir de 15 heures à la librairie A livr'Ouvert (171b, boulevard Voltaire, 75011 Paris).Un petit extrait pour vous motiver ? « Donc, le 30 juillet, j’étais au côté de Maurizio pour l’inauguration. J’avais mis au parfum mes parents et je leur avais demandé de venir par politesse soutenir un ami d’enfance. Mais les vieux Sardes sont rancuniers, ils n’aiment pas vraiment q…

relever l'anodin qui noue notre intimité ou sépare les êtres

« Voilà un court récit [Les Noces d'or] particulièrement bien écrit, maîtrisé et, surtout, très troublant. Au départ, une situation presque banale : un couple en vacances peut-être, et puis on comprend peu à peu l'âge, les lézardes, les connivences, jusqu'à…
Raymond Penblanc, désormais un habitué des éditions Lunatique après avoir notamment publié trois romans aux Presses de la Renaissance dans les années 1990, excelle à relever l'anodin qui noue notre intimité ou sépare les êtres, jusqu'à une fin poignante, qui laisse toutefois une belle liberté d'interprétation. »
Un lecteur
Les habitudes ont du bon, aussi ne boudons pas notre plaisir avec la sortie, en février, du tout dernier roman de Raymond Penblanc, L'Ange gardien.
On va devoir fêter ça. Je me décapsule une bière à mon tour, que j’avale d’un trait. Dans ma lancée, je me dis que je passerais bien une troisième couche, voire une quatrième, et même une cinquième – que je repeindrais bien l’institution tout …

fort, humain et troublant

L'Apparition« Un superbe texte, à la fois poignant et à l'écriture au plus près du corps, très physique, qui tient autant de la prose que de la poésie (son recueil La Patagonie, aux Carnets du Dessert de Lune, a d'ailleurs reçu le prix 2016 du premier recueil de poésie de la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé). On a vraiment l'impression que Perrine Le Querrec travaille une pâte, une glaise, pour donner vie à ses figurines enfermées dans leur village de montagne, dont l'ambiance, l'autarcie, est rendue avec force et originalité. Un livre fort, humain et troublant. »Un lecteur

Pile poils de chien

Il n'y avait pas un chat, ce samedi, au Furet du Nord. Non, pas un chat, mais beaucoup de chiens !
Thierry Moral (auteur) et Bertrand Arnould(illustrateur) dédicaçaient Vie de chien.
Beaucoup de monde, beaucoup de signatures, de dessins,et de moins en moins d'exemplaires sur la table.
Un grand merci au Furet de Nord de Lille qui nous a accueillis comme des rois,merci encore à tous ceux et celles qui sont venus à notre rencontre, amis fidèles et lecteurs curieux,et surtout merci merci à Thierry et Bertrand qui se sont si gentiment prêtés au jeu des dédicaces.
Le soir, le public n'était pas le même, mais tout aussi nombreux pour applaudir Thierrysur scène. C'était molossal !!!
Paris, on arrive ! Exposition, ateliers d'écriture, représentation de Vie de chien, dédicaces, Tagada et bien d'autres choses l'espace de l'autre LIVRE.Programme du week-end

Un déconverti béni des anges

Converti au changementNe pas toucher un interrupteur le samedi, trier les viandes selon que les animaux ont les pieds fourchus ou fendus, savoir quelle bénédiction faire si l'on voit une montagne, si l'on mange une prune... Pour qui n'est pas versé dans les pratiques religieuses, Ma (dé)conversion au judaïsme de Benjamin Taïeb a tout d’un récit de science-fiction. C'est que la religion lui « tombe dessus », alors qu’il n'est qu’un enfant. S'il porte un nom juif par son père, sa mère ne l'est pas, ce qui l'empêche de faire partie du « peuple élu ». Le narrateur suppose donc que « pour mettre fin à cette contradiction mom père a souhaité que je sois converti au judaïsme ». Mais ceci exige de nombreux sacrifices, de la chair que l'on ampute a l’adoubement par le Consistoire qui régit le culte. Le jeune Benjamin et son frère aîné vont tout donner dans ce parcours initiatique imposé par le père. Mais les « longues années d’endoctrinement assidu » se heur…

Toutou, toutou, vous saurez tout sur Vie de chien !

Au lendemain de la parution de Vie de chien, Thierry Moral et Bertrand Arnould étaient invités à l'émission « La Vie des livres » (Radio Plus Douvrin), animée par Christophe Sueur.

Furent évoqués l'origine du projet, la rencontre texte/illustrations, et la meute d'animations qui accompagne joyeusement le livre : spectacle, ateliers d'écriture et/ou d'illustration, rencontres en librairie, expositions...



Dédicaces des auteurs le 21 janvier à partir de 14 h au Furet du Nord. Ce soir-là : représentation de la version théâtrale de Vie de chien, à 20 h à la Barracazem, 38, rue d’Anvers à Lille (7/8 € ; réservations : 09 51 70 09 14 ou barracazem@gmail.com).Lire aussi le blog de Thierry Moral : http://www.tmorenscene.fr/

et celui de Bertrand Arnould : http://www.poilauxdents.fr/
Et puis, le week-end suivant, nous serons tous les cinq, LunatiqueThierryBertrand  le chien et sa niche, à Paris.

immersion dans le poids de la religion et des traditions

Après Journal d'un fœtus (2014) et Une Nuit pour mon oncle(2015), sort dans les librairies, le 17 janvier, la nouvelle « tranche de vie » de Benjamin Taïeb, Ma (dé)conversion au judaïsme, aux éditions Lunatique.L'auteur a 6 ans lorsque son père décide que son frère et lui devaient se convertir au judaïsme : « si mon père est juif, ma mère n'est pas juive. Or, selon une tradition orale, la religion juive se transmet par la mère. Nous rentrions d'un voyage en Israël, la seule fois que mes parents y ont séjourné. Ils en sont revenus tout illuminés. Mon père a aussitôt décidé de nous convertir au judaïsme – les religieux disent, en verbe transitif « régulariser », car nous étions un peu juifs tout de même –, mon grand frère et moi. Ma mère ne s'y est pas opposée ».Dans ce récit, Benjamin Taïeb décrit le long parcours de conversion (il avait 14 ans et 9 mois lorsqu'il a finalement effectué son « entrée dans l'Alliance ») qu'il a dû emprunter par une éducatio…

« au cœur de ces montagnes, dans la pénombre du jour naissant »

Dans une poignée de jours paraît Ma (dé)conversion au judaïsme, de Benjamin Taïeb. Il est donc plus que temps de réviser les fondamentaux pour savoir où l'on met les tefillin.
« Assurément, le fait d’avoir juré de respecter tant de serments devant Dieu lors de mon bain rituel a participé de la durabilité de mon implication religieuse. S’agissant de la pose des phylactères toutefois, je n’ai tenu mon engagement que six mois, compte tenu du temps que cela prenait sur mon sommeil, l’enroulement des lanières de cuir se faisant à l’aube et nécessitant, outre la prière, une certaine préparation. Une fois pourtant, je les amenai avec moi dans un centre de vacances, à la montagne. Était-ce parce que je venais d’accéder à la majorité religieuse, encombré de mes fraîches et éternelles promesses du mikvé, brinquebalantes dans mon esprit, ou parce que j’avais dû écouter dans le trajet aller du train-couchettes, à un âge où l’on se promet de faire une nuit blanche mais où tout le monde dort à …

« la langue et le corps, aux frontières de la folie »

Mélanie Leblanc avait, en juin dernier, interviewé Perrine Le Querrec.Retour, aujourd'hui, sur la lecture qu'elle avait faite de son roman :
AvecL’Apparition, publié chez Lunatique, Perrine Le Querrec poursuit son travail sur la langue et le corps, aux frontières de la folie. Comme pour chacun de ses romans, elle part d’une histoire réelle sur laquelle elle s’est intensément documentée, fidèle en cela à son travail de recherchiste. Après l’univers de la Salpêtrière au XIXe, celui d’un paysan schizophrène du Béarn dans les années 60 ou d’une femme victime de tournantes à une époque plus récente, Perrine Le Querrec explore l’univers d’un petit village espagnol, Garabandal, dont l’histoire a été bouleversée par des phénomènes d’apparition. Trois jeunes filles, Petra, Piera, Pierette, ont des apparitions, tombent en transe ; leur corps devient dur comme la pierre que leurs prénoms suggèrent. Après le doute, vient la ruée vers ce village de montagne, avec la folie qui l’accompagne. …

Il francese perso

Jérémie Lefebvre est né avec un stylo dans une main et une guitare dans l'autre. Ce qui a donné jusqu'à présent des romans (Danse avec Jésus, et Le Collège de Buchy) et des compositions musicales. Et puis, l'idée a fait son chemin - et tout le monde sait que tous les chemins mènent à Rome -; aussi, mêlant enfin ses deux talents d'écrivain et de musicien, Jérémie se lance dans la chanson et a choisi la variété italienne.
Pour vous donner une idée :Et là le making-off du premier clip tiré de l'album :

Si ça vous chante ou vous enchante, vous pouvez tilter :https://www.tilt.com/tilts/premier-album-il-francese-perso... et si vous ne pouvez pas, Jérémie a promis de continuer quand même à bien vous aimer !
Et qui dit variété italienne, dit musique de fond dans une librairie sarde (si si !). Alors, on pousse la porte d'Une Librairie en pays hostile, de Michaël Uras, et on se régale d'un nouvel extrait :5 juin 1981 Maurizio, j’ai mis du temps pour t’écrire car j’ai ét…

« Ils sont vraiment fous, ces humains »

L’histoire est un peu sombre. Même si le parti pris d’écriture donne lieu à de nombreux passages assez drôles… Car celui qui raconte cette histoire, c’est un chien. « Je m’approche timidement pour renifler son buste. Un liquide chaud et épais me mouille les pattes. Je fais un petit saut en arrière et me lèche : du sang ». On comprend que le chien, héros de cette fable écrite par le Loossois Thierry Moral, vient de perdre sa maîtresse dans un attentat. La suite ressemblera à une sorte de road movie canin, prétexte à une redécouverte du monde des hommes à travers les yeux, les oreilles et la truffe d’un chien. « Ils sont vraiment fous, ces humains » remarque dès la première page le personnage à quatre pattes.Le 13 novembre 2015, l’artiste protéiforme Thierry Moral, à la fois comédien, conteur, graphiste, romancier et poète, est resté pétrifié après les attentats de Paris.« Je me suis dit ce jour-là que décidément je ne comprenais plus rien à ce monde. Alors, dans les jours qui ont suivi…

« C'est beau, fragile et émouvant. A lire d'un souffle. »

Ce n'est pas parce que paraît bientôt Ma (dé)conversion au judaïsme qu'on oublie les précédents ouvrages signés Benjamin Taïeb. La preuve, avec ce retour de lecture, volé sur Libfly : Une Nuit pour mon oncle.
« Un beau portrait, un témoignage d'amour, qui vient flotter sur nos solitudes nocturnes. Seuls face au deuil, face à soi. C'est beau, fragile et émouvant. A lire d'un souffle. »

« Un très beau texte qui saura toucher les plus durs d'entre nous et faire naître une ou plusieurs larmes aux plus émotifs et sensibles »

Philippe Vourch a le talent de ne pas infantiliser son texte puisque Quentin se raconte des années après, l'écueil de la facilité et des grosses ficelles du roman du point de vue de l'enfant est donc évité. C'est avec beaucoup d'humour, de tendresse, d'amour, d'émotion et de drôlerie que le romancier parle d'enfance. Beaucoup de pudeur également même s'il va au plus court, sans artifice, sa langue est directe et n'use pas d'images abstruses ou de tournures de style absconses pour parler des sentiments et de la difficulté à les exprimer - sans doute plus pour nous les garçons. Il y a le père trop absent mais à la présence rassurante et fortifiante, la mère sur qui Quentin est sûr de pouvoir compter, le vieux et la vieille (Jean et Janine) qu'il apprend à connaître : le bougon au grand cœur et la bonté incarnée, et Lilly avec qui il ne sait pas toujours comment se comporter : doit-il l'embrasser ? doit-il lui dire qui'il l'aime ? .…

Lille au chien

Le 21 janvier, Thierry Moral, Bertrand Arnould et Lunatique vous donnent rendez-vous à Lille. D'abord au Furet du Nord, à 14 heures, pour une rencontre-dédicace de leur ouvrage commun : Vie de chien.Puis, à la Barracazem, à 20 heures, pour une représentation du spectacle.
photo qui illustrait cet article de la Voix du Nord :

« Parce que le monde devient fou et que trop de jeunes sont concernés par la violence, l’auteur la dénonce à travers le regard d’un chien. Sur scène le noir, une niche et l’artiste qui raconte une histoire qui prend des airs de slam. Les mots se bousculent, quelquefois crus mais jamais vulgaires, et quand la tension devient insupportable une pirouette détend l’atmosphère. Le texte sera édité en janvier 2017 sous forme d’un livre illustré. »

Une rencontre qui Vosgien le détour

Au sortir de sa résidence d'écriture à Rochesson (Vosges) et à l'occasion de la parution de son nouveau roman, Nue sous la lune (éditions Buchet-Chastel), Violaine Bérot sillonnera les librairies et médiathèques. Fidèle à elle-même et à Lunatique, elle ne manquera pas de dédicacer Tout pour Titou (2012), Pas moins que lui(2013) et Jehanne (2014).



À noter sur vos agendas, donc :- vendredi 13 janvier à 18 h à la librairie La Taverne du Livre (Nancy),- samedi 14 janvier à 10 h 30 à la librairie Le Neuf (St Dié des Vosges),- samedi 28 janvier à 10 h 30 à la médiathèque de Vagney (88)
OK, il y sera surtout question de Nue, sous la lune (et c'est bien normal), et alors ?