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Dans le monde impitoyable de l'édition, qui gagne quoi ?

Dans une intervention effectuée lors du Salon du Livre, le Syndicat National de l'Édition a fait le point sur la répartition des coûts pour un livre vendu 10 euros en librairie, prix qui est à peu près le prix moyen d’un ouvrage vendu en France.
Les chiffres parlent d'eux-même... 
Sur ces 10 euros :
  • l’auteur touche 1,00 €
  • l’éditeur, 1,50 € (création éditoriale, relecture, correction, mise en forme, maquettage, marketing, promotion commerciale, service de presse, vente de droits étrangers et de droits audiovisuels et frais de structure) ;
  • l’imprimeur, 1,50 € (pré-presse - qui peut aussi être réalisé par le service de fabrication de l’éditeur - achat du papier et impression) ;
  • le diffuseur et le distributeur perçoivent 1,70 €
  • et le libraire, 3,80 € ;
  • l’État récolte quant à lui 0,50 € de TVA.
    Mais ça, c'est la version classique, chez Lunatique, le plus gros du budget est consacré au choix des matériaux. L'imprimeur (mais pas seulement lui, qui doit partager son pourcentage avec ses fournisseurs) grignote entre un quart et un tiers du prix d'un livre, selon les titres (et tirage simple ou en amalgame).
    Et ce qu'il faut retenir également, c'est que la part de l'éditeur ne va pas dans sa poche mais sert à renflouer les caisses pour continuer à produire.
    Voilà, c'est dit : l'édition indépendante n'est pas un métier raisonnable mais une folie ruineuse. Et comme toutes les folies, on ne souhaite pas en guérir... ;o)

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